J’écris ce texte depuis mon immeuble du plein centre-ville. Un petit immeuble dans une rue pleine de bars et restaurants. Le déjeuner sur le balcon est couvert par le bruit du trafic. Mon tapis de yoga je le déroule plus régulièrement sur le bitume que sur l’herbe. Mais malgré cela, je vais parler de CONNEXION À LA NATURE. Et fait, justement.

Parce que j’ai cru pouvoir m’en passer.

 

Connexion en question

Prendre les transports, porter des vêtements chics, être à l’heure, déjeuner au travail avec mon petit plat à l’emporter, rentrer chez moi. Allumer Netflix. 

Bon. Je crois qu’on connaît tous ça.

Et j’ai pris mon corps pour, comment dire un corps d’humaine. Un corps, comme dans les publicités, dans les films. Je me suis habillée, j’ai foulé la ville en long et en large. Jusqu’à ce que je sois épuisée, éreintée, au bout du rouleau. Malgré la fatigue j’ai continué, parce que, je n’avais pas vraiment le choix. Et je ne comprenais pas d’où venait ma fatigue.

Jusqu’à ce qu’un soir, en rentrant du travail, je cède. J’avais besoin d’aller dans ce parc, même si j’avais encore des tas de choses à faire. De toute façon mes pieds ne me portaient plus. Alors comme une gamine qui redécouvre le monde, j’ai trouvé un très grand arbre. Je me suis assise au pied de son tronc, sur l’une des racines. J’étais gênée de m’assoir sous cet arbre, d’enlever mes chaussures, de poser mes pieds sur le sol et de ne rien faire. De respirer.

Que vont penser les gens ? 

 

Revenir à la terre

M’extraire du « programme », du rythme quotidien. Pour être.

S’extraire de ce qui est habituel, routinier. C’est le moment ou la conscience revient. Petit moment de conscience, qui s’installe. 

Sa te dit quelque chose, non ? Ces PETITS MOMENTS SACRÉS, ces petits moments de RUPTURE. Ces instants où l’on presse sur « pause ». Ou tu changes de trajectoire, et où tu fais quelque chose d’étrange.

Le corps est organique. Il fait partie de l’écosystème. En tant qu’humain, nous ne pouvons pas vivre déconnecter de la nature sans en subir des conséquences. 

 

Et si tu suivais ta magie ?

Moi, je crois qu’il est temps d’aller dehors. Il est temps d’ouvrir tes ailes, d’enlever tes chaussures, de réécrire l’histoire. De la réinventer. De prendre ce chemin qui part un peu sur le côté, ce CHEMIN DE TRAVERSE. Ce chemin qui se chuchote depuis des années au creux de tes envies. De ton âme, de ton coeur.

Je crois qu’il est temps d’écouter tes désirs, si longtemps à l’étroit. Temps de MARCHER PIED NU, de sentir la terre, la force. Sentir l’air dans tes cheveux, sur tes tempes. Temps de retrouver la force vitale de ce monde que nous foulons si souvent sans conscience, mais qui je le sais, te murmure, t’invite, à cette écoute.

Car dans le monde, tu es. 

Dans la nature, tu te retrouves.

Et dans le corps, tu avances.

 

NE T’OUBLIES PAS. NE T’OUBLIES PLUS.

 

 

Avec amour,

Sophie Amandine