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Mobbing : le monde du silence

Le monde du silence

Cela a commencé tout en douceur. Presque imperceptiblement. Mais quand j’y repense, il y avait quelques signes, même au début.

Des petites phrases. Des petits gestes. Des rires. Ces rires, au moment ou moi je ne riais pas, des rires qui ressemblaient plutôt à des moqueries.

Ce moment, où le premier jour, on m’avait emmenée dans une salle de réunion et finalement j’avais attendu là très longtemps, dans une sorte de malaise.

Des sous entendu. Des phrases étranges « toi, ton problème c’est que tu es trop efficace. Tu te souviens de tout ».

J’aurais cru que c’étaient des qualités professionnelles. Mais apparement pas.

 

Un pas dans le silence

Et puis au fil des mois, ces petites phrases ont gagné en intensité. Finalement, toute mon équipe riait de moi. A chaque fois que l’on me posait une question et que je répondais, les autres riaient. Il n’y avait aucune raison de rire, et je me sentais rabaissée. 

Humiliée.

Au fil du temps, mes journées se sont transformées en épreuves. Pendant des heures, c’était à moi que revenait l’obligation de présenter les projets, les autres écoutaient. Mais ce n’était pas bienveillant. A chaque petite erreur de ma part, j’étais tout de suite reprise « il faut que tu fasse attention, tes collègues ont déjà tout compris. Toi, tu ne comprends pas, tu ne fais pas de liens ».

Pendant que je devais présenter les projets, les critiques pleuvaient. Mais les autres membres de l’équipe ne présentaient jamais rien, ils ne faisaient que me critiquer. J’étais la seule à être mise en avant ainsi.

Et je me suis épuisée.

Entendre les rires ponctuer mes doutes est devenu éreintant, humiliant. J’ai perdu confiance en moi.

 

La solitude qui étreint

Finalement, je me suis énervée. Mes besoins n’étaient pas respectés et je ne me voyais pas continuer ainsi. J’ai commencé à me protéger, à refuser les critiques. Je pensais que cela suffirait. Je croyais naïvement qu’une fois que j’aurais exprimer mon besoin de changement, cela irait mieux.

A la place de cela, j’ai reçu des menaces. De manière isolée, à l’abris des regards.

J’avoue que je me suis effondrée.

Les menaces étaient claires, soit j’arrêtais de m’exprimer, soit ma vie professionnelle deviendrait un enfer. Mais l’enfer était déjà là.

Apparement il pouvait aller plus loin.

 

Le mobbing : ce monde du silence

Cette histoire, c’est une histoire qui malheureusement est très courante. Une histoire que tu as peut-être expérimenté également. Une histoire de discrétion.

Nous n’en parlons pas assez. Nous ne parlons pas assez de la violence dans le monde professionnel. La pression économique fait que nous sommes souvent contraint d’accepter des situations qui ne nous respectent pas. Il n’est pas toujours possible de quitter un poste tout de suite. Le marché du travail n’est pas au beau fixe, et on est loin de pouvoir partir sans se poser de questions.

Ces conditions sont un terrain béni pour le mobbing. Il est difficile de mettre des limites dans un contexte qui ne nous soutient pas. Et dans certaines entreprises, les hiérarchies ont trop de pouvoir et la discussion n’est qu’une illusion.

Même lorsque l’on te fait croire que l’ambiance est bonne, et que tu n’as pas d’humour.

Se moquer de toi-même n’est pas de l’humour. 

 

C’est du manque de respect. Et c’est très différent.

 

Se souvenir de sa nature divine

Je crois que la première étape est de refuser d’être ainsi rabaissé et maltraité. Le contexte ne nous permet pas forcément de quitter un poste sur un coup de tête, mais il est tout de même possible d’au moins prendre au sérieux ses ressentis.

Si tu sens que l’on se moque de toi, prends le au sérieux. Honores ce ressenti, il n’est pas là pour rien. C’est un signal, un signal qui est là pour te protéger, t’honorer. 

Si tu sens que l’on te ridiculise, là aussi, prends ton ressentis au sérieux.

Tu mérites le respect.

Tu mérite d’être écouté/e, entendu/e. Lorsque tu exprimes une limite tu mérite que celle-ci soit prise en compte.

Tu n’es pas responsable du mobbing.

 

Mener son enquête

Prends le temps de mener ton enquête. De qui as-tu repris le poste ? Y a-t-il eu des départs anticipés ? Des personnes qui ne sont restées que quelques mois ? As-tu l’impression que tes collègues sont ouverts au dialogue ? Quelle est l’ambiance dans le groupe ?

As-tu déjà remarqué que d’autres collègues souffraient de stress chronique ? As-tu déjà été témoin d’humiliations publiques d’autres de tes collègues lors de réunions ?

 

C’est sûrement le cas. Prends quelques minutes pour réfléchir au contexte et pour valider tes ressentis.

 

Tu as le droit de ne pas te sentir respecté/e.

Le droit d’exprimer tes besoins.

Le droit de pouvoir évoluer dans un environnement sain et constructif.

 

Tu as aussi le droit de dire non.

Et d’honorer qui tu es.

 

 

Mobbing : le monde du silence2020-11-25T09:39:40+00:00

Viol du sacré : le féminin en alerte

Être femme n’est jamais quelque chose qui m’a appartenu. Il y a toujours eu cette contradiction : je voyais les femmes dans les magasines, dans les médias, je voyais la féminité, la séduction, la beauté, le charme, l’attraction.

Et je ne m’y voyais pas. Quelque part cela m’a protégée. J’étais tellement en dehors de l’énergie féminine que je n’en faisais pas partie. Alors oui, cela avait aussi ces désavantages : je ne me suis jamais sentie séduisante, j’ai beaucoup de peine à me faire des copines, je n’ai jamais ni les bons mots ni les bons comportements.

Je m’y suis habituée car je n’avais d’autre choix, et aussi car cela me donnait une liberté immense. Celle d’exercer des métiers d’hommes par exemple, ou de m’habiller de manière androgyne quand le cœur me disait.

Mais bien plus que cela, je me rends compte aujourd’hui que c’était une démission.

 

En dehors de l’énergie féminine

J’ai fais comme si je n’avais pas cette énergie féminine car celle que l’on me présentait à tout bout de champs sonnait faux.

Il est une illusion. Le féminin avec lequel l’on m’a éduquée n’existe pas. C’est une construction sociale. Une ambition aussi, pour beaucoup d’entre nous et un idéal à atteindre : c’est un chemin tout tracé mais certainement pas une expression.

Le féminin tel qu’il nous est compté n’est pas une expression du pouvoir féminin, mais plutôt un chemin de croix. Une route qu’il nous serait conseillé de suivre. Un chemin de docilité. Une route qui atténue NOS DYNAMIQUES CYCLIQUES, qui tente de nous minimiser. Qui nous murmure encore cette menace sourde et dissimulée : ne te reconnecte pas à ta puissance. Ne dis pas oui à tes CYCLES. N’écoute pas ton INTUITION. Ne t’épanouis pas dans ton corps. Ne te reconnecte pas à l’eau. N’écoute pas les éléments. Ne reviens pas à une démarche de soin. Ne sois pas fière de ton corps qui bouge librement.

Tu pourrais bien devenir hystérique. Tu pourrais bien perdre pied, devenir TROP SENSIBLE, LUNATIQUE, EXPLOSIVE, INSTABLE, ÉMOTIVE. Inarrêtable.

Tu pourrais bien être dérangeante.

La femme que l’on m’a invitée à incarner ne dérange personne. C’est un être fragile et délicat, qui ne s’indigne pas. C’est un être à qui on attribue les pétages de plombs à l’angoisse et non à la colère. Les fragilités psychiques à la faiblesse et non à la révolte. Les doutes et interrogations à des moments passagés. LE FÉMININ A ÉTÉ DESTITUÉ DE SON POUVOIR. Le féminin a été ridiculisé. L’énergie féminine a été violée.

 

Et cela depuis bien longtemps.

 

L’héritage du féminin

Alors, l’héritage du féminin est difficile à porter. Et je sais maintenant qu’il pèse sur absolument toutes les lignes féminines. D’un côté, il nous est proposé depuis l’enfance un chemin de pénitence à la recherche d’une ambition féminine qui ne nous honore en rien. Combien sont les femmes à détester leurs corps, leurs plaisirs, leurs désirs, leurs colères ?

De l’autre, se reconnecter au féminin sacré implique d’embraser la colère.

Colère, car sur des générations et des générations, le sacré a été RIDICULISÉ, TRAHIT, MEDICAMENTALISE à outrance, IGNORE, TIMORÉ, BLASPHÈME, REPRIT. Il n’existe aucune lignée féminine qui ne porte ni violence ni agression. Je crois que chaque femme vit en elle le poids intergénérationnel de ce féminin attaqué.

Lorsque l’on parle de féminin sacré, on parle de viol.

Se reconnecter à cette puissance signifie aussi se reconnecter aux  traumatismes dans le corps, dans le plaisir, dans le fait de s’honorer.

 

L’appel du féminin sacré

Je ne suis pas femme de part mon apparence.

J’incarne une énergie qui vient de la terre, une énergie chaotique, puissante, créatrice, englobante. Une énergie ressource. En tant que femme, je respire A l’UNISSON AVEC LA TERRE. Avec l’énergie source. Avec les ÉLÉMENTS. En tant que femme, je sens en moi la puissance de celle qui crée, qui sent, qui pressent. Je suis sensible mais certainement pas faible. Je suis émotive mais certainement pas en manque de contrôle.

HONORER.

Honorer la femme sauvage.

Honorer les plaisirs.

Honorer la puissance, la créativité.

 

Honorer la destruction, et la force de chaos.

Honorer tout ce qui a fait que le féminin a été ridiculisé, attaqué, rapetissé.

Si le féminin était faible, pourquoi aurait-il été autant attaqué de part les siècles ?

 

Alors.

Il est temps de t’HONORER.

Pour toutes les fois où tu as été victime.

Pour toutes les fois où le féminin dans son ensemble a été ridiculisé.

Pour toi. Pour ton chemin.

Pour ta PUISSANCE.

 

 

Et puis, je parle beaucoup de mon point de vue de femme, mais le féminin sacré est une énergie. Les hommes aussi peuvent l’incarner. Il n’y a pas de limites.

Je les aime ces hommes qui honorent le féminin sacré.

Peu importe homme ou femme. Nous sommes êtres.

 

Le temps d’honorer

Il est simplement temps de regarder en face cette prison dans laquelle les femmes sont éduquées, projetées et trop souvent maltraitées. Il est temps de regarder en face les violences perpétrées. Il est temps de redonner honneur au corps des femmes. Il est temps aussi, de faire confiance à cette énergie.Je comprends bien la peur du féminin sacré. Car j’ai eu peur moi aussi.

Faire le choix d’incarner cette puissance est terrifiant.

Bien sûr, j’aurais aimé moi aussi me connecter à quelque chose de plus doux. J’aurais aimer incarner un féminin qui ne soit pas révolté, qui ne connaissent pas les guerres intérieures, les agressions extérieures. J’aurais aimé rassurer les femmes qui m’entourent.

J’aurais aimé m’illusionner, d’un féminin qui n’était que l’apparence d’une ambition, et non une force capable tout autant de CRÉER que de DÉTRUIRE.

 

Mais ce ne serait pas m’honorer.

 

Sophie Amandine

 

 

P.S. : j’ai écris un article il y a peu sur l’importance du féminin dans le cas du Burn out, tu peux le trouver Ici.

P.P.S: n’hésites pas à me suivre sur Instagram pour plus de contenus sur ce thème ;).

 

Viol du sacré : le féminin en alerte2020-10-30T17:01:13+00:00

Mouvements d’écriture

Je travaille à temps plein. A côté, j’écris un livre sur la gestion du stress. Et puis je blogue, comme toujours. Et puis, je termine mon mémoire de Bachelor. Ah oui, ça aussi. 

Alors bon, dans un accès de lucidité extraordinaire, j’ai réussi à mêler mon livre de gestion du stress à mon mémoire de Bachelor. Deux en un. Deux fois plus de pression aussi, parce que vu que c’est mon mémoire, il me faut bien produire … QUELQUE CHOSE. Quelque chose en tout cas, et rapidement. 

 

Ecrire sur la gestion du stress

Donc mon projet de livre était bien lissé. C’était un livre « sérieux », avec des recherches, des exemples, des outils. Sauf que pour écrire un tel livre, il aurait fallu que j’ai du temps et de l’énergie. Bref. La réalité, c’est que mes plages d’écriture chevauchent mon repos : j’écris sur un coin de table à midi en décongelant un plat surgelé, dans les transports, et tard le soir quand j’ai enfin réussi à faire mes courses, mes lessives et j’en passe. Ces moments qui n’ont l’air de rien, ce sont mes moments d’écriture. Et il faut bien que je fasse avec ces moments médiocres. Ces moments où je ne sais même plus comment je m’appelle alors que j’allume mon ordinateur, que mes pâtes sont déjà trop cuites, que je porte le même t-shirt depuis deux semaines et que mes cheveux sont (vraiment) très sales. 

Ces moments là n’ont absolument pas permis l’écriture d’un joli livre de sophrologie, basé sur des recherches et plein de bon sens. J’y ai cru, le premier mois. Le second. Et finalement, j’ai bien du me rendre à l’évidence : non, mon cerveau n’allait pas vivre soudainement une minute de clarté et d’inspiration hors du commun. MES HEURES D’ÉCRITURE SONT DÉSASTREUSES. 

Les jours passant j’ai passablement paniqué, jusqu’au point où je me suis laissé écrire n’importe quoi. En deux semaines, cinq chapitres étaient sur le papier. J’avais écris n’importe quoi, mais ce quelque chose était bel et bien sur le papier. Au point d’épuisement et de plats surgelés où j’en étais, c’était presque une réussite. 

 

L’écriture qui vient du mouvement

Et je me suis dit que j’allais écrire mon sixième chapitre, pour proposer cette ébauche dans mon mémoire. Et ce sixième chapitre est toujours en attente. Je suis devenue extrêmement exigeante envers moi-même. J’ai définis des horaires, me suis assise à mon bureau après le travail alors que mon corps hurlait. Et chaque soir, j’ai désespéré dans l’échec total de finir ma journée sur mon tapis, et non pas sur mon bouquin. Mon corps avait besoin de YOGA, de marche, de course, de contact, DE VIE. DE VIVANT. De vie organique. Alors j’ai échoué encore et encore, et j’ai filmé des vidéos de yoga à la place d’écrire enfin ce chapitre (RV sur Instagram.). Parce qu’au moins je me disais que je faisais quelque chose.

Et cette sensation d’échec est devenu lancinante. Constante. Affreuse. 

Aucune inspiration devant mon écran. RIEN. A me demander si j’avais bien été sophrologue un jour. Avais-je vraiment quelque chose à dire sur le stress ? Et qui étais-je pour en parler ? 

Et puis, le yoga a commencé à me faire bouger. Vraiment bouger. En fait, le yoga a commencé à COMMUNIQUER avec l’écriture. J’ai réalisé que l’écriture faisait partie de mon yoga, et que le mouvement faisait partie de mon écriture. Ce que j’écris, cela vient de mon expérience. Cela vient de mon corps. J’écris comme on hurlerait au vent, comme on crierait sa colère, comme un exprimerait le manque, l’incertitude, la douleur. Je ne sais pas écrire autrement. Dans mon « quelque chose qui a finalement fait 5 chapitres », il n’y a que cela : cette énergie qui me vient du mouvement. Cette connexion au sacré, qui se met en forme et qui se met en mot. A travers moi. AVEC MOI. Malgré moi. 

LA MAGIE.

Et le doute. 

 

Ah non, les doutes. 

 

Perfectionnisme

Je n’ai toujours pas écrit mon sixième chapitre. Il attend dans son coin, complètement terrifié. Il aimerait bien être parfait et il faudrait peut-être que je le rassure un peu. Mais j’en suis toujours incapable. Parce que je ne sais pas écrire avec la tête. Parce que j’ai bel et bien échoué à mon projet d’écriture lisse, cohérent et respectable. 

J’ai trouvé autre chose. Quelque chose qui n’a pas encore vraiment de vocable pour moi. Quelque chose qui a le goût des marées. De l’océan. Du vent dans les feuillages. De mes pas sur le sol nu. Du mouvement, du souffle, de la présence complète. DU PLAISIR DE ME SENTIR BOUGER. De la chaleur de chaque mouvement. De l’espace qui se crée. Et de l’énergie qui monte. L’énergie créatrice, celle qui me fait me tenir éveillée ici, pour t’écrire, à toi, dans la nuit.

Cette énergie créatrice me vient par le mouvement. Et le mouvement me rassure sur mes mots. Alors j’avoue que je ne sais pas où je vais. Avant j’avais prévu d’être prof de yoga et sophrologue. Je rentrais dans mes cases. Maintenant, j’ai aussi envie d’écrire le mouvement, le corps, la présence. En fait, ce n’est même pas une envie : C’EST UN SOUFFLE. Quelque chose de tellement fort, tellement puissant, qu’au début j’ai cru que j’allais disparaître. 

Mourir. 

 

Énergie créatrice

Je crois qu’il y a des mots qui remplissent des fonctions. Et puis il y a des mots qui s’écoulent. Moi, j’ai PEUR des mots qui s’écoulent comme de l’eau, et peur de mes marées intérieures. Car je ne sais pas où elles me conduisent. J’apprends au fil de mes mots quel est mon chemin de vie, parce qu’il ne rentre pas dans les cases. Je découvre qu’écrire, c’est être à l’écoute de mon ÉNERGIE CRÉATRICE. Qu’écrire a beaucoup à voir avec ma vie de femme. Avec le féminin sacré.

Il y a une puissance dans le sacré en laquelle je crois. Je pense que chacun de nous s’y connecte à sa manière. 

Incarner sa force, c’est oser se révéler. 

Se découvrir, au-delà des codes, des règles et des rôles sociaux. 

C’est exprimer son énergie, ses courants, SES MARÉES. C’est avancer avec l’énergie. C’est se découvrir au fil des moments, à chaque instant, et ne pas savoir où l’on met les pieds.

C’est écrire parce qu’il le faut. Parce que finalement, c’est un besoin ORGANIQUE. Cette urgence, c’est le mettre mot. Je suis une assoiffée des mots. Je suis aussi comme cela avec le mouvement. Parfois je me demande si ce processus d’écriture, je l’ai choisis. 

Je sais que non. On s’étonne autour de moi que je me mette aussi facilement dans la peau du « personnage ». De l’auteur. De l’écrivain.

 

C’est sans connaître l’urgence.

 

L’urgence d’être

Par moment, il est vraiment le temps d’être. 

Par moment on ne peut plus attendre. 

C’est tout de suite. 

Et c’est complètement égal que cela soit nouveau, troublant, abrupt, immature ou imparfait. 

 

Dans l’être il y a cette urgence. 

Alors même si tu crois que tu n’es pas encore prêt/e pour tes appels d’âme, OSE. 

OSE suivre cette urgence à te réinventer, te transformer, à créer et suivre ton univers. OSE incarner ce qui te fait vibrer, même si ce n’est pas aboutit, ou brouillon. Ose respirer dans cet espace du cœur, cet espace qui n’est là que pour toi, et pour personne d’autre.

Les urgences de l’âme, elles méritent d’être honorées. 

Alors autorises-toi. 

Et suis ce chemin même s’il n’a aucun sens et ne va nul part. 

 

Reprends pied.

 

P.S. : Tu veux en découvrir un peu plus sur le livre ? Viens par ici : Stress : une question de société.

Mouvements d’écriture2020-10-23T20:04:20+00:00

Stress : une question de société

Stress : une question de société

Je marchais dans la rue, je traversais la ville. Je regardais les gens, les beaux manteaux. Ces femmes bien habillées, ces familles modèles. Je regardais le monde se dérouler devant moi, et je n’étais qu’à la déroute. En décalage.

Et puis je pensais à mon livre sur la GESTION DU STRESS que je suis entrain d’écrire. Je vis un réel blocage dans l’écriture de mon livre, alors je marche beaucoup. Pour me mettre en mouvement, pour laisser la créativité circuler, l’énergie s’exprimer. J’ai rencontré mon énergie, mais elle ne me plaisait pas : elle me disait colère, elle me murmurait le dégoût. 

 

Gérer son stress au travail

Sophie, tu ne peux pas écrire un livre mignon. Tu ne peux pas écrire ce livre chou, qui donne des astuces pour gérer son stress au travail, et ensuite aller boire des cafés en t’illusionnant sur ce RYTHME DE VIE DE DINGUE, cette pression constante au travail, ces deadlines impossibles, ces EXIGENCES absurdes. Tu ne peux pas parler du stress comme de quelque chose qu’il faut gentiment apprendre à gérer. Tu ne peux pas le minimiser. 

Tu ne peux pas parler de stress sans remettre en question le monde professionnel. 

Et puis tu ne peux pas minimiser le BURN OUT (voir l’article Burn out : appel de l’énergie féminine). Le tien. Celui de tes clients. Celui de tes amis. Tu ne peux pas minimiser la souffrance de cette amie, qui travaille depuis 10 ans pour des pacotilles, est soumise à une pression constante, mais fait toujours de son mieux pour atteindre les objectifs. Cette amie que tu vois s’écrouler, s’estomper. Que tu vois s’éteindre depuis des mois, non, des années. A laquelle tu mens, car tu ne peux faire que cela. « Ça ira bien ». Non.

Non, ce n’est pas vrais. 

Colère. Dégoût. Je ne peux pas écrire ce livre ainsi.

 

L’individu au coeur

Chaos. Encore ce chaos. J’ai continué à marcher. Car ce livre, j’aimerais bien l’écrire. J’aimerais bien, pour une fois, faire quelque chose d’accomplis. J’aimerais bien pour une fois, ne pas être cette fille instable, qui critique tout le temps tout, qui écrit des pamphlets à l’université, qui se fait virer de cours à cause de ses mots crus, qui est mise de côté à cause de ses questions. J’aimerais bien être cette fille qui se pose. Qui répond qu’elle va bien quand on lui pose la question. Qui se satisfait du café le dimanche et de soutenir vaguement ses amis qui s’éteignent.

Je ne soutiens pas que mes amis s’éteignent. Je me fiche du chaos, du désordre que cela crée, mais je ne soutiens pas des âmes qui s’éteignent. J’ai envie de voir mes amis briller. S’AUTORISER, s’émanciper, se faire confiance. S’indigner. EXIGER. POSER DES LIMITES. 

Je ne veux pas insinuer que le stress est quelque chose qu’il faut justement apprendre à gérer. Que c’est la responsabilité de chacun. Que ce n’est pas si grave. 

C’est grave. 

J’ai envie de dire à mon amie qu’elle n’est pas responsable de ne pas pouvoir gérer plus de pression. Que ses angoisses sont JUSTIFIÉES. Que sa fatigue est normale. Que son corps a raison. Que son burn out est un APPEL À L’AIDE.

Que son burn out c’est son âme qui se révolte.

J’ai envie de lui dire que tout cela n’est pas juste. 

Je n’écrirai pas un livre sur la gestion du stress sans remettre en question les pressions extérieures. Un livre qui donnerait l’illusion que tous peuvent apprendre à le gérer. Je n’écrirais pas ces mots, qui pousseraient à croire que c’est une compétence professionnelle.

Je dis non. 

 

Replacer le stress dans son contexte

LE STRESS C’EST UN PROBLÈME DE SOCIÉTÉ. Et nous devons le replacer dans la sphère politique et non individuelle. Et je ne minimiserai pas. Je ne fermerai pas le yeux sur l’enfer quotidien et sur toutes ces personnes magnifiques que je vois s’éteindre et se résigner.

Donner des outils pour le vivre mieux, oui.

Accompagner sur le chemin d’une meilleure gestion, oui.

Mais minimiser sans replacer le stress dans son contexte, non.

 

 

Stress : une question de société2020-10-03T16:31:19+00:00

Burn out : appel de l’énergie féminine

Burn out : appel de l’énergie féminine

 

BURN OUT. Ennemi. Faiblesse. Échec. Désillusion.
Burn out, qui fait partie de la vie DES AUTRES.
Burn out, cette « chose » qui ne me concerne pas, ne me concerna pas, parce que moi je NE SUIS PAS FAIBLE.

L’énergie masculine

J’aurais pu écrire cela il y a des années. J’aurais pu écrire cela durant mon premier bachelor. Parce que moi, j’étais une personne forte. Une personne capable de travailler BEAUCOUP. Jour et nuit. En soirée. Le week-end. Parce que j’étais une personne AMBITIEUSE. Et parce que l’ambition c’est bien. Et surtout car l’ambition allait me sauver, m’apporter toute la sécurité et les réussites dont j’avais besoin.
Alors finalement je n’avais pas le choix. Je devais être une personne FORTE. Endurante. Vibrante. Confiante. Je devais donner de bons résultats. Produire. Réussir. Donner satisfaction.
Bon.

Burn out

Je crois que tu l’as déjà compris cela n’a pas marché. Enfin cela a marché un temps. J’ai vécu mon rêve de force. Et puis un jour j’ai rencontré mes limites. J’ai pris ces limites pour une faiblesse. Quel est donc ce corps qui est FRAGILE ?
Pourquoi je n’arrive PLUS À AVANCER ?
Pourquoi est-ce que je suis si FATIGUÉE ?
Colère.
Colère sombre. Colère intense. Colère profonde.
Colère contre le corps. POURQUOI est-ce qu’il ne suit pas mes objectifs ? Pourquoi mon corps me met-il face à mes LIMITES ?
Et bien parce que cette société nous fait croire que nous pouvons être stable. Que nous n’avons pas de cycle. Que nous pouvons (et devons) être toujours performants, toujours productifs. Parce que seule la réussite mérite attention. Parce que seule la force mérite écoute.
Parce que L’ÉNERGIE MASCULINE est PRÉDOMINANTE : action, contrôle, décision, puissance, initiative.

Le féminin sacré

Et parce que L’ÉNERGIE FÉMININE A ÉTÉ RIDICULISÉE : acceptation, écoute, intuition, réceptivité.
Et parce que l’un sans l’autre n’est pas abouti. L’un sans l’autre est FRAGILE. Ce qui est fragile ce n’est pas TON BURN OUT. Ce qui est fragile c’est l’utopie d’une société basée sur une énergie masculine. Une énergie masculine qui a besoin de son pôle féminin.
TON BURN OUT n’est pas fragile.
TON CORPS n’est pas fragile.
Avoir besoin de différents cycles de repos, de calme, d’introspection est NORMAL (tu peux découvrir l’article L’urgence de ralentir ).
Avoir besoin de périodes de RÉCEPTIVITÉ est normal.
N’être pas productif est NORMAL.

Réunir les deux polarités

Ce qui est anormal est de demander au corps de vivre dans une polarité exclusivement masculine. C’est anormal de te demander performance, réussite, tempérance, force, linéarité, stabilité et initiatives en CONTINU.
Le burn out n’est pas TON problème personnel. C’est le signal d’un déséquilibre qui nous concerne. Tu le ressens, tu l’expérimentée.
MAIS TU N’ES PAS SEUL/E.
Pour moi, s’il y a autant de burn out, c’est bien un appel au secours de l’âme, de la vie, de l’organique du sacré. Nous avons besoin de faire RÉ-EMERGER L’ÉNERGIE FÉMININE SACRÉE et de LUI REDONNER SA PLACE. De cesser de la ridiculiser.

Féminin et masculin sacré

Cela commence à ton niveau.
Cela commence par toi.
Cela commence par honorer tous tes cycles.
L’action comme la réceptivité.
L’audace comme la retenue.
L’initiative comme l’écoute.
Burn out : appel de l’énergie féminine2020-09-20T09:57:04+00:00

Mon parcours

Interview par Noémie

J’ai eu la chance d’être interviewée par Noémie de Mirieva.web il y a quelques semaines. Je te laisse découvrir notre échange. Nous y parlons de yoga accessible et de sophrologie. Et aussi et surtout d’accessibilité et de handicap.

N’hésites pas aussi à découvrir le travail magnifique de Noémie. Elle réalise des interviews magiques d’entrepreneurs de coeur : Sa page instagram !

 

Prends soin de toi !

 

Sophie Amandine

 

 

P.S. : Le yoga accessible t’intéresse ? J’en parle plus ici : Yoga doux pour un yoga accessible !

Mon parcours2020-08-16T15:07:08+00:00

Pourquoi je ne donne plus de cours hebdomadaires

Pourquoi je ne donne plus de cours hebdomadaires

A la rentrée, je fais une pause sur les cours hebdomadaires. Décision compliquée à prendre, car j’adore enseigner, mais le contexte m’épuisait. La crise de COVID n’est pas facile à gérer, que ce soit financièrement ou sur le plan de l’organisation.

Et puis, j’avoue, venir masquée au studio, nettoyer 30 fois les tapis, ne toucher personne : ce n’est pas mon truc. Je vais le dire clairement, parce que ça me pèse. Je suis une amoureuse du mouvement, une amoureuse de la conscience corporelle, mais je ne me voyais pas enseigner ainsi. Je l’ai fais quelque temps, j’ai essayé de tenir bon.

Et puis j’ai senti le besoin de me protéger, tant économiquement qu’au niveau de mon énergie physique et spirituelle. Avant le COVID, je développais cette activité de coeur que j’adore en parallèle d’un autre emploi. Ma vie était passionnée, folle, épuisante. Je ne pouvais pas encaisser encore plus de pression, et j’ai préféré, comme je le dis à mes élèves et clients ME METTRE EN PRIORITÉ (voir l’article Ralentir, se mettre en priorité.). 

 

Enseigner demande de se sentir bien

Pour enseigner, accompagner, transmettre et partager, je crois qu’il faut se sentir en sécurité. Il faut avoir l’esprit libre et des FONDATIONS SOLIDES : ce qui n’était plus mon cas depuis le mois de mars. Ma vie a été chamboulée dans tous les sens, et mon truc, c’est le mouvement. Dans ma vie aussi.

Je ne suis pas du genre à lutter contre le courant. J’ai eu la chance merveilleuse d’enseigner sitôt mes diplômes en poche, j’ai eu des expériences extraordinaires. Maintenant, il est temps pour moi de me recentrer sur MA PROPRE SÉCURITÉ, MA PROPRE ÉNERGIE, et de continuer mon propre mouvement, ma propre conscience.

Le yoga, c’est avant tout de l’énergie SPIRITUELLE. En tant qu’enseignante, parfois ce n’est pas évident de gérer les contraintes et pressions extérieures, tout en préservant sa propre énergie. Enfin, je parle de l’enseignement du yoga, mais je crois que tu le sais, cela vaut pour toutes les activités. Toi aussi, tu l’as sûrement remarqué, à quel point il n’est pas évident de conserver son énergie, tant spirituelle que physique.

 

Sophie’s flow continue

Un petit voyage en montagne m’a permis de me reconnecter encore plus profondément à mon chemin de vie. J’ai pris le temps de m’écouter. Et d’écouter la vie. De sentir. Ressentir.

Une idée a éclot. Une MAGNIFIQUE et MAGIQUE idée.

Pour l’instant, comme toutes les idées, elle est si fragile que je vais la laisser mijoter avec amour. Je vais déjà prendre le temps d’apprendre à la connaître cette idée. De faire connaissance. De comprendre ce que la vie m’apporte. Mais je suis déjà extrêmement reconnaissante pour ce projet qui arrive doucement et que je me réjouis de partager avec toi. Ce projet qui donnera une dimension toute nouvelle à Sophie’s flow.

 

L’importance du mouvement aujourd’hui

Un dernier petit mot pour la fin : tu sais, ce monde a beaucoup changé. Ce qui m’inquiète c’est que cela nous a emmené à avoir peur les uns des autres, à éviter nous prendre dans les bras, et à nous installer dans un monde de plus en plus virtuel.

Cela me fait peur, car nous sommes des êtres humains. Déjà qu’avant, nous vivions beaucoup dans notre tête, maintenant, cela va encore plus loin. Nous vivons AU LOIN.

Je crois profondément en l’intelligence corporelle, en l’intelligence organique, au besoin de mouvement, d’animalité et de contact physique. Alors je crois, que le yoga et la sophrologie sont encore plus importants qu’ils ne l’étaient avant. Ils sont essentiels, comme le sont tous les arts du mouvement et de la conscience, aujourd’hui plus que jamais.

C’est ce qui nous relie à l’âme.

Ce qui nous relie au corps.

Ce qui nous relie au monde organique. Et à notre humanité, en un mot.

Alors SURTOUT.

Continue à te connecter au mouvement. A ta nature SAUVAGE. Continue de t’exprimer par le mouvement, quel que soit le tien. Reste à l’écoute de ton corps. Respire. Vibre. Exprime-toi.

Ton corps le mérite.

HONORES-TOI. Tu le mérites.

 

Prends soin de toi,

 

Sophie Amandine

 

P.S. : n’hésites pas à venir faire un tour sur ce blog régulièrement et à me suivre sur les réseaux:Instagram et Facebook

P.P.S. : les astuces de relaxation continuent sur Instagram  !

 

 

 

 

Pourquoi je ne donne plus de cours hebdomadaires2020-08-16T14:54:59+00:00

L’urgence de ralentir

L’urgence de ralentir

Vite. Je dois encore terminer ceci. Puis répondre à cet e-mail. Envoyer celui-ci. Et puis j’ai ce dossier à terminer, et cet article à publier.

Il est 23h00. Je n’ai pas encore mangé.

23h30. Ma Todo liste n’est de loin pas achevée. Je regarde ma montre. Même mon ordinateur n’a plus de batterie. Je le regarde une dernière fois. Je vais bien, aucun souci. Enfin ma tête va bien. Je suis comme une guerrière, j’avance, je me dépasse. Je crée ma réalité, mon avenir, je suis actrice de mon scénario.

Ce genre de soirée je les connais bien.

Mais je vais te dire quelque chose : les Todo liste ne cessent jamais. Il n’y a pas de fin. Pas de ligne d’arrivée. PAS DE LIMITE. Une to-do-liste c’est une vase que tu remplis et verses, puis remplis à nouveau. Souviens-toi en bien. Cela ne s’arrêtera jamais.

 

La priorité en tête de liste

Et dans ce tumulte, la priorité que tu oublies souvent (trop souvent, avouons-le), c’est toi.

C’est ton corps. Tes ressources en matière d’énergie vitale et spirituelle. Ce carburant qui te permet de réaliser toutes tes envies les plus folles, ce carburant qui est ESSENTIEL.

TON CORPS EST PRIORITAIRE.

TON REPOS EST PRIORITAIRE.

TON ÉNERGIE VITALE ET SPIRITUELLE SONT SPIRITUELLE.

Parce que c’est un peu comme la batterie de ton téléphone. Si ton téléphone n’a plus de batterie, il s’éteint. Simplement. Cela, nous l’avons généralement en tête. Mais ce que nous oublions (trop souvent), c’est notre batterie.

Et connaître ses limites, c’est se donner de la force. Pouvoir dire stop c’est te donner encore plus de possibles.

 

Des limites pour ralentir

Moi, je t’invite à mettre en place des limites. Car je sais, et je le sais que trop bien, que jamais tu n’arriveras au bout de cette to-do-liste. Cette prétendue réussite, ce moment salvateur où tu peux enfin te détendre n’arrivera tout simplement pas. Jamais.

C’est pour cela, que tu dois te mettre en priorité. Tu es la priorité. Ton bien-être passe avant.

Ralentir te permet de durer.

Ralentir te permet de te RÉGÉNÉRER.

Ralentir ce n’est pas ne plus avancer, c’est faire un pas de côté pour pouvoir accomplir tes rêves les plus fous.

 

Te donner la priorité

Je sais combien il est difficile néanmoins de mettre en place des limites. De se placer en priorité. Mon rôle en tant que sophrologue et enseignante de yoga, c’est de te donner tous les outils qui puissent t’aider dans ce cheminement.

Je sais aussi qu’il n’est pas évident de ralentir. C’est à contre-courant. Cela demande du courage. Et beaucoup d’amour de soi.

C’est pour cela que j’ai mis en place l’ASTUCE DE RELAXATION, un live hebdomadaire dans lequel je transmets gratuitement des outils simples. Des outils pour ralentir.

Des outils pour honorer ton énergie vitale et spirituelle.

Si tu souhaites nous rejoindre c’est par ici (sur Instagram):  Astuce live de relaxation

 

Prends soin de toi !

 

Sophie Amandine

 

P.S. : et si tu ne connais pas la sophrologie, je te laisse découvrir cette pratique magique. J’en parle simplement dans cette vidéo : Sophrologie : pourquoi et comment ?

L’urgence de ralentir2020-08-08T15:25:04+00:00

Yoga doux : pour un yoga accessible !

Pour un yoga accessible !

 

L’accessibilité je baigne dedans.

J’y ai été plongée contre mon gré. J’ai failli m’y noyer. Quand ma vue a baissé à 22 ans, j’ai soudain découvert ce monde nouveau : le monde de l’accessibilité, ou plutôt du manque d’accès. Monde de FERMETURE, de RENONCEMENTS, de déceptions. D’EXCLUSION. D’isolement. N’ayons pas peur des mots.

Comment prendre le train, si je n’arrive pas à lire les destinations ? Comment commander à manger, si je ne peux pas lire le menu ?

Comment suivre ce cours de yoga, alors que le studio est tellement lumineux que je suis terriblement éblouie ? Puis-je demander à l’enseignante de baisser un peu les stores ? Et si elle me dit non, dois-je insister ? Vais-je passer pour arrogante si je porte mes lunettes de soleil à l’intérieur ? (…)

Voici un petit aperçu.

Si petit.

 

J’ai longtemps internalisé le problème. Je m’en suis tenue RESPONSABLE. J’ai avalé ma colère et ma déception d’être EXCLUE de bien des événements. D’être mise en marge.

Car avant le handicap, j’avais une vie normale. La liste des RENONCEMENTS est bien longue. Bien trop longue. Plongée dans ma propre histoire, je suis devenue de plus en plus défaitiste.

MON CORPS ÉTAIT LE PROBLÈME. Si le monde me montrait que je n’avais PAS MA PLACE, en raison DE MON CORPS, alors c’était mon problème.

 

L’accessibilité compte

#accessibilitymatters

Mais c’était un MENSONGE.

L’accessibilité ne me concernait pas que moi. Ce n’était pas mon problème mais un problème de société, qui concerne des millions de personnes. Pour des raisons différentes.

Ces autres personnes arrivaient peut-être à lire le menu au restaurant, mais peut-être ne pouvaient-elles pas si rendre, à cause de crises d’angoisse. Ou parce que la foule les épuisaient. Peut-être elles aussi, avaient dû quitter l’université, mais en raison de leur handicap auditif. Ou parce que les salles n’étaient accessibles que par des escaliers.

 

C’est là que j’ai compris.

L’accessibilité est POLITIQUE. Elle nous concerne tous. En tant que société, nous devons faire le choix conscient de REMETTRE L’HUMAIN AU CŒUR. Et non d’exclure.

 

Au coeur du yoga

Je me suis demandé comment je pouvais agir, à mon niveau. J’ai trouvé ma réponse dans la communauté extraordinaire qu’est le YOGA ACCESSIBLE. Bien au-delà des postures, cette communauté se soucie d’être au service de la communauté. D’offrir un espace préservé, un espace-ressource.

Par essence, le yoga est au service de la communauté.

Il est là pour nous mettre en lien.

Le yoga est là pour toi. Pour ton épanouissement. Selon tes envies. Tes limites, tes besoins. Le yoga est là pour s’adapter à toi.

Et NON L’INVERSE.

 

Je le redis. LE YOGA EST LA POUR S’ADAPTER À TOI. A TON CORPS. Et non, ce n’est pas à toi de t’adapter au yoga. Je le redis car cela arrive trop souvent, d’être projeté dans des cours au finalement, il faut « entrer » dans la posture.

C’est oublier que le yoga est au service et non l’inverse.

 

Cours de yoga accessible à Genève

Si tu souhaites pratiquer avec moi, j’ai mis en place un cours public de yoga accessible à Genève.

  • Cours de yoga doux et accessible à Genève
  • Tous les jeudis matin 9h00-10h00
  • A Plainpalais, à l’Institut SoHappy, 28 rue de Carouge
  • Inscriptions en ligne : www.so-happy.ch

 

 

Plus de ressources liées au yoga accessible :

Mon article « Ce que le yoga m’a appris »

Ma page instagram où je parle beaucoup de yoga accessible

Le site web de l’organisation Accessible Yoga

 

Yoga doux : pour un yoga accessible !2020-06-21T13:43:00+00:00

État vibratoire et mal-être au travail

État vibratoire et mal-être au travail 

En tant que sophrologue, mon rôle est d’accompagner des personnes vivant des situations de mal-être au travail. Le monde professionnel actuel est source de nombreuses pressions, internet n’ayant fait qu’accélérer le rythme. Pour beaucoup d’entre nous, l’équilibre vie professionnelle / vie privée est rompu.

Burn out, mobbing, stress chronique, insomnies, mal-être, épuisement. Ce sont vraiment des sujets de société.

 

Regard croisé entre sophrologie et états vibratoires

Petit-à-petit, j’ai commencé à mêler mes acquis de sophrologue et de bioénergéticienne. Cela m’a apporté une nouvelle approche, qui me permet d’accompagner mes clients de manières plus précise.

Dans cette vidéo, j’explique l’importance de notre état vibratoire dans notre perception du monde professionnel et de ses challenges.

 

 

 

État vibratoire et mal-être au travail2020-06-21T14:00:22+00:00
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